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le courant libéral néo-classique

Au début des années 70, une nouvelle approche économique est apparue, représentée par deux économistes, Friedman et Hayek. Pour justifier leurs propositions, ils ont avancé deux arguments principaux : d'une part, la situation désastreuse des pays de l'ex-bloc soviétique, et d'autre part, la crise économique qui sévissait en Occident. Ils ont reproché à la pensée keynésienne d'être à l'origine de ces graves dysfonctionnements de l'économie mondiale.

1. la contestation des politiques libérales

Contexte années 1970-80:

L'État Providence est une conception de l'État qui doit jouer un rôle actif dans la promotion du progrès économique et social (ou plus spécifiquement, dans la mise en place de systèmes de protection sociale). Cette vision a été remise en question avec la montée de la crise économique et les critiques des politiques keynésiennes, ainsi qu'en raison de la crise des systèmes de type soviétique. Par ailleurs, l'élection de gouvernements conservateurs aux États-Unis et au Royaume-Uni a également contribué à cette remise en cause.

 L’école monétariste(Chicago)

Dans les années 1960, l'analyse monétariste a vu le jour en opposition au keynésianisme. Les monétaristes s'opposent aux politiques monétaires et budgétaires "laxistes" de l'État, qui à long terme, ne produisent aucun effet sur l'activité économique mais provoquent de l'inflation qui est strictement un phénomène monétaire. Les monétaristes, tels que l'économiste américain Milton Friedman, préconisent une croissance annuelle de la masse monétaire en fonction de la croissance économique. Selon eux, le volume de la masse monétaire en circulation devrait être suffisant pour financer les transactions économiques d'un pays, ni plus ni moins.

 L’économie de l’offre

Depuis environ vingt ans, l'économie de l'offre (également connue sous le nom de "supply side economics") est devenue un courant économique qui s'est d'abord développé aux États-Unis, puis en Europe. Les économistes qui adhèrent à cette théorie mettent en évidence les obstacles qui empêchent les entreprises et les ménages de réaliser leur plein potentiel productif. Cela inclut des réglementations gouvernementales excessives (comme les plafonnements de prix ou de revenus) et surtout une pression fiscale excessive. Arthur Laffer est connu pour avoir créé la fameuse "courbe de Laffer", qui montre que des impôts élevés ou des prélèvements excessifs peuvent paralyser l'activité économique, décourager la production, l'investissement, l'épargne et la créativité.

 L’école des « choix publics »

Dans les années 1950, à une époque où les politiques keynésiennes gagnaient en popularité, un courant libéral est apparu aux États-Unis. Ce courant a contesté l'idée que les politiques d'intervention de l'État dans l'économie étaient mises en place au nom de l'intérêt général. Les principaux représentants de ce courant, tels que James Buchanan, Gordon Tullock et Anthony Downs, ont cherché à démontrer les limites des politiques économiques menées par l'État en soulignant les motivations individuelles des responsables gouvernementaux. Ils ont critiqué la croissance excessive de l'État-providence, qui engendrait des dysfonctionnements dans le système économique, ainsi que l'augmentation trop importante des prélèvements fiscaux qui en découlait, imposés par l'État aux contribuables pour son propre développement et pour rembourser sa dette.

 La nouvelle école keynésienne

Les nouveaux keynésiens ont relevé le défi posé par l'école des anticipations rationnelles et de la nouvelle macroéconomie classique en critiquant la théorie de la synthèse néo-classique. Selon Gregory Mankiw, la Théorie du déséquilibre représente la première vague de la nouvelle économie keynésienne, tandis que la seconde vague, représentée par Stanley Fischer, cherchait à intégrer les anticipations rationnelles dans un contexte de déséquilibre de marché. Enfin, la troisième vague visait à comprendre pourquoi certains marchés sont déséquilibrés.

La « nouvelle économie keynésienne » (NEK) peut être considérée comme une réaction keynésienne à cette nouvelle économie classique. Le terme « nouvelle » est utilisé pour désigner les adversaires privilégiés. La NEK a parfaitement intégré et assimilé les critiques des anticipations rationnelles, qui exigent une observation détaillée des comportements individuels. Ce courant vise à faire (ré)apparaître les résultats keynésiens sur la politique économique en se basant sur des comportements microéconomiques pourtant rationnels, d'où l'importance des fondements microéconomiques de la macroéconomie keynésienne.

 L’école de la régulation

La théorie de la régulation est souvent associée à l'aile la plus à gauche de l'économie, car elle explique les cycles économiques en termes de structures économiques. Cette explication a suscité une grande popularité auprès de cette aile de la profession d'économiste, et cette popularité s'est étendue jusqu'aux enseignants du secondaire, ce qui en fait aujourd'hui une théorie incontournable de la pensée économique contemporaine.

 La nouvelle économie : un débat crucial

La nouvelle économie est un concept qui décrit les évolutions récentes des biens, des services et des processus de production. Elle est souvent associée à la diffusion des technologies de l'information et de la communication qui ont engendré ces changements. Les débats ont porté sur le rôle de ces technologies dans la productivité, avec notamment le paradoxe de la productivité formulé par Solow, qui souligne que les ordinateurs ne sont pas comptabilisés dans les statistiques de productivité. Aux États-Unis, la croissance économique sans inflation ni chômage s'expliquerait par le fonctionnement du marché du travail, caractérisé par une faible syndicalisation qui permet une grande flexibilité des rémunérations et une progression modérée des salaires.



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